Fiche Synthèse
Ce bien est un appartement de 2 pièces d’une surface de 49m², situé à Cagnes-sur-Mer. Il est actuellement affiché à 330 000 €, soit un prix au mètre carré de 6 735 €/m². Initialement mis en vente à 368 000 € en mai 2025, son prix a baissé de 38 000 € (-10,33%) en un an. L’annonce est en ligne depuis environ 376 jours.
Verdict express : À son prix actuel, cet appartement à Cagnes-sur-Mer présente un rendement locatif trop faible et un cashflow fortement négatif, le rendant peu intéressant pour un investissement.
Analyse Financière
Prix au m² vs moyenne des annonces similaires et ventes DVF
Le prix affiché de 6 735 €/m² pour cet appartement de 49m² à Cagnes-sur-Mer est à analyser avec prudence.
En comparaison avec les annonces similaires d’appartements de 2 pièces et de surfaces comparables (entre 45 et 60m²) dans la même commune :
- Un appartement de 49m² est affiché à 330 000 €, soit 6 735 €/m².
- Un 54m² est à 330 000 €, soit 6 111 €/m².
- Un 53m² est à 329 000 €, soit 6 208 €/m².
- Un 45m² est à 319 000 €, soit 7 089 €/m².
- Un 47m² est à 319 000 €, soit 6 787 €/m².
La moyenne des prix au m² pour ces biens similaires de 2 pièces est d’environ 6 485 €/m². Notre bien se situe donc dans la fourchette haute de ces annonces.
Cependant, la comparaison avec les ventes réelles (DVF) récentes à Cagnes-sur-Mer (fin 2025) révèle un écart significatif :
- Un appartement de 2 pièces de 44m² s’est vendu 179 990 €, soit 4 091 €/m² (2025-12-18).
- Un 2 pièces de 50m² s’est vendu 270 200 €, soit 5 404 €/m² (2025-12-15).
- Un 2 pièces de 48m² s’est vendu 185 000 €, soit 3 854 €/m² (2025-12-10).
- Un 2 pièces de 32m² s’est vendu 190 000 €, soit 5 938 €/m² (2025-12-18).
- Même des 3 pièces affichent des prix au m² inférieurs : un 3 pièces de 58m² s’est vendu 317 000 €, soit 5 466 €/m² (2025-12-23).
La moyenne des ventes DVF pour des 2 pièces de taille comparable (hors une transaction anormale à 19 106 €/m² que j’ai écartée car elle fausserait l’analyse) se situe plutôt autour de 4 590 €/m².
Le prix de 6 735 €/m² pour le bien analysé est donc nettement supérieur aux prix des transactions réelles récentes enregistrées par les DVF. Cet écart de plus de 2 000 €/m² est un signal d’alerte majeur. Il peut s’expliquer par un emplacement très privilégié, un état exceptionnel du bien, ou plus probablement, par une surévaluation persistante du prix de vente.
Estimation travaux
Compte tenu de l’écart important entre le prix affiché et les ventes DVF, et sans information sur l’état du bien, il est difficile d’estimer précisément les travaux. Cependant, pour justifier un tel prix au m² par rapport au marché DVF, l’appartement devrait être en excellent état, voire neuf. Si ce n’est pas le cas, des travaux de rafraîchissement ou de rénovation seront inévitables.
J’estime un budget de travaux de 20 000 € pour une rénovation légère à moyenne (peintures, sols, mise aux normes électriques si nécessaire, cuisine/salle de bain si vieillissantes), soit environ 408 €/m². Cette estimation est un minimum pour rendre le bien attractif à la location et justifier en partie son prix élevé.
Coût total de l’opération
Pour une acquisition à 330 000 € :
- Prix d’achat : 330 000 €
- Frais de notaire (estimés à 8% pour l’ancien) : 26 400 €
- Travaux estimés : 20 000 €
- Coût total estimé de l’opération : 376 400 €
Loyer estimé nu et meublé
À Cagnes-sur-Mer, pour un appartement de 2 pièces de 49m², voici mes estimations de loyer, basées sur les prix du marché local :
- Loyer nu estimé : 800 €/mois (soit environ 16,3 €/m²).
- Loyer meublé estimé : 1 000 €/mois (soit environ 20,4 €/m²).
Ces estimations sont à affiner avec une étude de marché locatif plus précise dans le quartier concerné.
Rendement brut et net
Calculons les rendements sur la base du prix d’achat de 330 000 € :
Loyer nu :
- Loyer annuel brut : 800 € * 12 = 9 600 €
- Rendement brut : (9 600 € / 330 000 €) * 100 = 2,91 %
Loyer meublé :
- Loyer annuel brut : 1 000 € * 12 = 12 000 €
- Rendement brut : (12 000 € / 330 000 €) * 100 = 3,64 %
Ces rendements bruts sont déjà très faibles. Passons au rendement net, en estimant les charges annuelles (hors gestion locative) :
- Taxe foncière estimée : 1 000 €
- Charges de copropriété estimées : 120 €/mois * 12 = 1 440 €
- Assurance Propriétaire Non Occupant (PNO) estimée : 150 €
- Total charges annuelles estimées : 2 590 €
Rendement net (hors impôts et gestion) :
-
Loyer annuel net charges (nu) : 9 600 € – 2 590 € = 7 010 €
-
Rendement net nu : (7 010 € / 330 000 €) * 100 = 2,12 %
-
Loyer annuel net charges (meublé) : 12 000 € – 2 590 € = 9 410 €
-
Rendement net meublé : (9 410 € / 330 000 €) * 100 = 2,85 %
Ces rendements nets sont extrêmement bas pour un investissement locatif. Un bon investissement devrait viser au minimum 4 à 5% net pour être intéressant, sans compter l’effet de levier du crédit.
Cashflow estimé avec crédit 20 ans à 3.5%
Calculons le cashflow mensuel avec un financement de 330 000 € sur 20 ans au taux de 3,5% (hors assurance emprunteur).
- Mensualité de crédit estimée : 1 917 €/mois.
Cashflow mensuel estimé (loyer nu) :
- Loyer perçu : 800 €
- Charges mensuelles (copro, TF, assurance) : (1440 + 1000 + 150) / 12 = 2590 / 12 = 216 €
- Mensualité de crédit : 1 917 €
- Cashflow mensuel nu : 800 € – 216 € – 1 917 € = -1 333 €/mois
Cashflow mensuel estimé (loyer meublé) :
- Loyer perçu : 1 000 €
- Charges mensuelles : 216 €
- Mensualité de crédit : 1 917 €
- Cashflow mensuel meublé : 1 000 € – 216 € – 1 917 € = -1 133 €/mois
Dans les deux scénarios, le cashflow est très fortement négatif. Cela signifie que tu devras débourser plus de 1 000 € par mois de ta poche pour couvrir les charges et le remboursement du crédit, même avec un apport couvrant les frais de notaire et travaux. C’est une opération qui ne s’autofinance absolument pas et qui pèsera lourdement sur tes finances.
Marge de négociation
L’historique des prix est un indicateur clé pour la négociation. Ce bien a été mis en vente à 368 000 € en mai 2025. Depuis, il a subi plusieurs baisses :
- De 368 000 € à 349 000 € en juillet 2025 (-5,16%).
- De 349 000 € à 340 000 € en octobre 2025 (-2,58%).
- De 340 000 € à 330 000 € en mars 2026 (-2,94%).
Au total, le prix a chuté de 38 000 €, soit une baisse de 10,33% en un an.
Le fait que le bien soit sur le marché depuis 376 jours (plus d’un an) et qu’il ait connu trois baisses de prix successives est un signal fort : le vendeur est pressé et le prix de marché n’est pas atteint. De plus, la présence de l’annonce en multi-mandats (bien que l’une soit inactive à un prix supérieur) confirme cette pression à la vente.
Compte tenu du rendement locatif très faible, du cashflow négatif et de l’écart avec les prix DVF, une marge de négociation significative est impérative. Je te conseille de viser une offre autour de 300 000 €, voire moins. Cela représenterait une baisse supplémentaire de 9,1% par rapport au prix actuel, ce qui est justifié par les signaux du marché et la rentabilité médiocre.
Historique & Signaux
L’historique de ce bien est très parlant et envoie des signaux clairs.
Ancienneté sur le marché : L’appartement est en ligne depuis le 9 mai 2025, soit 376 jours. Une telle ancienneté est un indicateur fort d’un prix de vente trop élevé ou d’un manque d’attractivité du bien. Un bien correctement valorisé dans un marché comme Cagnes-sur-Mer ne reste généralement pas aussi longtemps sans trouver preneur.
Baisses de prix successives : Le prix initial de 368 000 € a été revu à la baisse à trois reprises :
- 22 juillet 2025 : Baisse à 349 000 €, soit une réduction de 19 000 € (-5,16%).
- 9 octobre 2025 : Baisse à 340 000 €, soit une réduction de 9 000 € (-2,58%).
- 21 mars 2026 : Baisse à 330 000 €, soit une réduction de 10 000 € (-2,94%).
Ces ajustements répétés, totalisant une baisse de 10,33% par rapport au prix initial, montrent que le vendeur a dû faire face à un manque d’offres et a progressivement aligné son prix sur une réalité de marché qu’il avait initialement sous-estimée. Cependant, même après ces baisses, le bien n’est toujours pas vendu.
Fréquence des baisses : Les baisses ont été espacées d’environ 2 à 5 mois. Cette régularité indique une stratégie d’ajustement progressive, mais qui n’a pas encore porté ses fruits. Le fait que la dernière baisse date de mars 2026 et que l’annonce soit toujours active en mai 2026 suggère que même à 330 000 €, le prix reste un frein pour les acquéreurs potentiels.
Multi-mandats : Le bien est listé par au moins deux agences (IAD France et une autre agence inactive). Le multi-mandat est souvent utilisé par les vendeurs qui peinent à vendre leur bien et qui cherchent à maximiser leur visibilité. C’est un signe que le vendeur est motivé et qu’il pourrait être ouvert à une négociation plus agressive. L’existence d’une annonce inactive à 340 000 € alors que l’agence principale est à 330 000 € est également une incohérence qui peut être utilisée comme levier de négociation.
En résumé, l’historique de ce bien crie « surévaluation » et « vendeur pressé ». Ces signaux sont de puissants arguments pour une négociation ferme.
Le Quartier
Cagnes-sur-Mer est une commune des Alpes-Maritimes, située sur la Côte d’Azur, entre Nice et Antibes. C’est une ville attractive, tant pour les résidents permanents que pour les touristes.
Ambiance : Cagnes-sur-Mer offre une ambiance méditerranéenne typique, avec son bord de mer (Cros-de-Cagnes), son centre historique (Haut-de-Cagnes) et des quartiers plus résidentiels. La ville est animée, surtout en saison estivale, mais conserve un certain calme en dehors des zones les plus touristiques. L’ambiance générale est agréable et recherchée.
Transports : La commune est bien desservie. Elle dispose d’une gare SNCF, permettant de rejoindre rapidement Nice, Antibes ou Cannes. Un réseau de bus local et départemental est également présent. L’accès à l’autoroute A8 est facile, facilitant les déplacements en voiture.
Commerces : Cagnes-sur-Mer bénéficie d’une offre commerciale variée et complète. On y trouve des commerces de proximité, des supermarchés, un marché provençal, ainsi que le grand centre commercial Polygone Riviera, qui attire une clientèle bien au-delà de la commune.
Écoles : La ville est équipée de plusieurs écoles maternelles, primaires, collèges et lycées, ce qui en fait un lieu de vie adapté aux familles.
Tension locative : La Côte d’Azur, et Cagnes-sur-Mer en particulier, connaît une forte tension locative, surtout pour les petites et moyennes surfaces. La demande est soutenue, que ce soit pour des locations annuelles (jeunes actifs, couples, seniors) ou saisonnières (touristes). Un 2 pièces de 49m² trouvera donc facilement preneur si le prix du loyer est en adéquation avec le marché.
Évolution des prix immobiliers : Le marché immobilier à Cagnes-sur-Mer a connu une croissance significative ces dernières années, porté par l’attractivité de la région. Cependant, comme partout, il peut y avoir des ajustements ou des corrections. Les données DVF récentes (fin 2025) montrent des prix de vente pour des 2 pièces dans la commune allant de 3 854 €/m² à 5 938 €/m² (hors outlier). Par exemple :
- Un 2 pièces de 44m² s’est vendu 179 990 € (4 091 €/m²) au 60 Av de Nice.
- Un 2 pièces de 50m² s’est vendu 270 200 € (5 404 €/m²) au 3 All des Bouleaux.
- Un 2 pièces de 48m² s’est vendu 185 000 € (3 854 €/m²) au 65 Bd Mal Juin.
Ces chiffres DVF sont nettement inférieurs au prix affiché pour le bien que nous analysons (6 735 €/m²). Cela suggère que le bien est soit dans un micro-quartier très spécifique et valorisé, soit qu’il est encore surévalué par rapport aux transactions réelles récentes dans la commune. Il est crucial de vérifier la localisation exacte du bien par rapport à ces ventes DVF pour comprendre cet écart.
Cible Locataire Idéale
Pour un appartement de 2 pièces de 49m² à Cagnes-sur-Mer, la cible locataire idéale est le jeune couple ou le jeune actif seul.
Pourquoi cette cible ?
- Surface et nombre de pièces : Un 2 pièces de 49m² est parfaitement adapté pour une personne seule ou un couple. Il offre un espace de vie suffisant sans être trop grand, facilitant l’entretien et optimisant les charges.
- Localisation : Cagnes-sur-Mer est une ville dynamique avec des opportunités d’emploi dans le bassin niçois et antibois. La présence de transports en commun et l’accès facile à l’autoroute sont des atouts pour les jeunes actifs qui travaillent dans les villes voisines.
- Attractivité de la Côte d’Azur : La région attire de nombreux jeunes professionnels pour son cadre de vie, son climat et ses activités.
- Demande locative : La demande pour les petites et moyennes surfaces est forte sur la Côte d’Azur, ce qui assure une bonne tension locative et réduit le risque de vacance.
- Loyer : Le loyer estimé (800-1000€) est dans une fourchette que des jeunes actifs ou couples peuvent assumer, surtout si le bien est bien situé et en bon état.
La location saisonnière pourrait être une alternative pour maximiser le rendement brut, mais elle implique une gestion beaucoup plus lourde et des risques de vacance plus importants hors saison, ainsi qu’une fiscalité différente. Pour un investissement locatif classique, la cible « jeune couple/actif » est la plus stable et la plus simple à gérer.
Points de Vigilance
Voici les principaux points de vigilance pour cet investissement :
-
Prix au m² très élevé par rapport aux ventes réelles (DVF) : À 6 735 €/m², le prix est nettement supérieur à la moyenne des transactions DVF récentes pour des 2 pièces à Cagnes-sur-Mer (autour de 4 590 €/m²). Cet écart important de plus de 2 000 €/m² est le signal d’alerte le plus fort. Il faut absolument comprendre ce qui justifie un tel prix. Est-ce un emplacement exceptionnel ? Un état neuf ? Sans ces éléments, le bien est objectivement surévalué.
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Rendement locatif et cashflow catastrophiques : Avec un rendement net estimé entre 2,12% et 2,85%, et un cashflow mensuel négatif de plus de 1 100 € même en meublé, cette opération n’est absolument pas rentable. Elle ne s’autofinance pas et représente une charge financière mensuelle très lourde. C’est un investissement qui génère des pertes dès le premier mois.
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Longue période de vente et baisses de prix successives : Le bien est sur le marché depuis plus d’un an (376 jours) et a subi trois baisses de prix significatives, pour un total de 10,33% de réduction. Ces indicateurs montrent clairement que le prix initial était trop élevé et que le bien peine à trouver preneur, même après ces ajustements. Le marché a déjà envoyé son verdict : le prix reste trop haut.
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Risque de décote à la revente : Compte tenu du prix d’achat élevé par rapport aux DVF et du faible rendement, il y a un risque important de ne pas pouvoir revendre le bien au prix souhaité, ou de devoir le céder avec une décote, surtout si le marché immobilier se stabilise ou corrige à la baisse. La plus-value à terme n’est pas garantie et l’absence de rentabilité immédiate rend l’attente coûteuse.
-
Coût total de l’opération élevé : Avec les frais de notaire et les travaux estimés, le coût total de l’opération atteint 376 400 €. Pour un 2 pièces de 49m², c’est un investissement conséquent qui devrait offrir une bien meilleure rentabilité.
Verdict
Cet appartement à Cagnes-sur-Mer est à éviter en l’état. Son prix affiché de 330 000 € est bien trop élevé au regard des transactions réelles récentes dans la commune et des rendements locatifs misérables qu’il génère. Avec un cashflow mensuel fortement négatif, cette opération est une charge financière plutôt qu’un investissement. Passe ton chemin, à moins d’obtenir une négociation agressive pour ramener le prix autour de 300 000 € ou moins, ce qui reste ambitieux.
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Disclaimer : Cette analyse est réalisée à partir de données publiques (Castorus, DVF) et d’estimations. Elle ne constitue pas un conseil en investissement. Vérifie systématiquement les chiffres avant tout engagement. Certains liens sont des liens affiliés.